La porte ouverte à tous les gestionnaires de fenêtres

En octobre l’an passé, je racontais mon passage sur Arch Linux et Hyprland. Depuis, j’ai passé une (trop) grande quantité d’heures à configurer, tripatouiller, personnaliser chaque composant jusqu’à avoir aujourd’hui un OS agréable et performant pour travailler.
Le mois dernier, suite à une erreur de manip’ totalement débile dans mon terminal, j’ai perdu presque toute la configuration Hyprland que j’avais bien peaufinée. J’ai profité de cet événement fâcheux pour remettre en question mon utilisation de ce gestionnaire de fenêtres. Bien que très fancy, extensible et agréable à configurer, Hyprland est essentiellement financé par Omarchy, une distribution Linux gérée par un développeur particulièrement raciste, sans compter une gestion un peu problématique de la communauté.
J’ai donc pris le temps d’explorer d’autres rivages dans l’océan des window managers sur Linux. Je cherche avant tout un système qui peut être piloté entièrement au clavier, dans la continuité de ce que j’avais avec Regolith Desktop avant de passer à Arch.
Sur ces eaux, la mode actuelle est le scrolling layout avec des outils phares comme niri et mangowm.
Le scrolling layout est une manière d’ouvrir les fenêtres les unes à la suite des autres sur l’horizontale (ou la verticale) sans redimensionner les fenêtres déjà ouvertes. On a donc une “ligne” de fenêtres dépassant des limites de l’écran. Cela est un peu différent du tiling layout dont j’ai l’habitude qui fait que quand une nouvelle fenêtre est ouverte, les fenêtres existantes sont redimensionnées afin de se répartir l’espace sur l’écran (sans dépasser). La page d’accueil de mangowm est très utile pour comprendre la différence entre les types de layout.
J’ai commencé par tester MangoWM qui est plus ancien, plus stable et qui propose plusieurs layouts de fenêtres intéressants avec la possibilité de switcher facilement de l’un à l’autre. Cela fait maintenant 1 mois et je suis toujours dessus.
Grâce à la doc claire et la configuration assez basique, j’ai rapidement pu remettre en place les raccourcis claviers que j’avais afin de ne pas perdre mon muscle memory que j’ai entraîné depuis un an. Contrairement à Hyprland, l’approche est un peu plus simpliste et se branche mieux avec d’autres outils tels que Waybar pour une customisation plus profonde.
En me basant cette fois-ci sur des vrais backups de mes fichiers de configurations, j’ai pu m’amuser un peu à mettre en place un desktop fluide et avec des raccourcis clavier logiques, plus faciles à retenir. J’ai joué aussi avec le style et les couleurs Catppuccin pour m’éloigner du style lourd des OS communs (Windows, MacOS, GNOME) avec une topbar brute et figée encadrant l’écran.